Thaïlande : la pollution de l'air, deuxième coût économique en Asie du Sud-Est
La Thaïlande se classe 20e sur 180 pays pour le fardeau des coûts de santé liés aux particules fines PM2.5, soit le deuxième d'Asie du Sud-Est derrière l'Indonésie. La pollution prolongée réduit la productivité des travailleurs, augmente l'absentéisme, freine la consommation, réduit les recettes touristiques et déprécie l'immobilier, surtout dans les zones les plus touchées. Sur le long terme, le smog saisonnier dissuade les travailleurs qualifiés et les touristes à fort pouvoir d'achat, et dégrade le développement physique et intellectuel des enfants, compromettant la future main-d'œuvre. Activistes et économistes avertissent que le retard dans l'adoption de la loi sur l'air pur au Parlement thaïlandais devient un obstacle majeur à une croissance économique durable. Concrètement, cette situation pénalise les entreprises, les salariés, le secteur touristique et les familles, qui supportent des coûts de santé et des pertes de revenus.