Boom de l'hydroélectricité himalayenne : les assureurs sous pression
L'industrie hydroélectrique de l'Hindu Kush-Himalaya connaît des pertes liées aux sinistres en hausse constante, avec des réclamations dépassant systématiquement les primes encaissées au Népal ces dernières années. Les zones glaciaires de haute altitude deviennent plus instables sous l'effet du changement climatique d'origine humaine, accroissant les risques d'inondations et d'avalanches. Cette situation fragilise la viabilité financière des projets hydroélectriques, essentiels pour la transition énergétique de la région. Les opérateurs doivent désormais composer avec des coûts d'assurance plus élevés et une couverture plus restrictive, ce qui pourrait freiner les investissements dans les nouveaux barrages. Les assureurs, eux, resserrent leurs conditions, ce qui risque de rendre certains projets non assurables sans subventions publiques. En conséquence, les développeurs de projets, les gouvernements locaux et les consommateurs d'électricité devront absorber des coûts supplémentaires ou trouver des mécanismes alternatifs de partage des risques.