La menace houthie met au défi l'engagement du Pakistan dans le pacte de La Mecque
La rébellion houthie, alignée sur l'Iran et basée au Yémen, exerce une pression directe sur les engagements du Pakistan au sein du pacte de défense tripartite signé le mois dernier avec l'Arabie saoudite et la Turquie à La Mecque. Selon des experts, Islamabad dispose de plusieurs options pour intervenir dans l'escalade du conflit entre Riyad et les Houthis, mais toute implication militaire risquerait de compromettre son capital diplomatique dans la région, notamment vis-à-vis de l'Iran. Le pacte, conçu comme une alliance de sécurité islamique, est désormais testé par une menace extérieure qui oblige le Pakistan à arbitrer entre ses alliances historiques et sa prudence stratégique. L'enjeu est double : pour l'Arabie saoudite, c'est la crédibilité du nouveau pacte ; pour le Pakistan, c'est la préservation de ses relations avec Téhéran et sa position de médiateur régional. Une réponse militaire pakistanaise pourrait également entraîner une escalade régionale, impliquant indirectement la Turquie dans le conflit yéménite.