Malaisie : la clé d'une paix en mer de Chine méridionale sans choix de camp
Lors du 2e Dialogue de Diliman, des universitaires de l'ASEAN ont conclu que la stabilité en mer de Chine méridionale est indissociable de la relation avec Pékin. L'exemple malaisien montre que les différends territoriaux (notamment autour des îles Spratleys) peuvent être gérés sans dominer le partenariat bilatéral. Malgré une instabilité politique intérieure (5 Premiers ministres en 5 ans), la Malaisie a maintenu des liens solides avec la Chine, illustrés par le projet ferroviaire East Coast Rail Link (ECRL). Parallèlement, Kuala Lumpur préserve sa neutralité stratégique et ses liens économiques avec les États-Unis dans les semi-conducteurs et l'économie numérique. Le dialogue prône le maintien de la « centralité de l'ASEAN » — dialoguer avec toutes les grandes puissances sans choisir son camp — comme seule voie efficace pour éviter que la rivalité sino-américaine ne fracture l'unité régionale et n'aggrave les tensions maritimes.