Espionnage : les services européens alertent sur les voitures connectées et la dépendance à la Chine
Les services de renseignement européens multiplient les avertissements sur les vulnérabilités de sécurité liées aux systèmes interconnectés, des voitures connectées aux partenariats de recherche universitaires. Le 8 juillet, les Pays-Bas ont publié un document alertant sur les risques des véhicules modernes : micros et caméras activables à distance, collecte de contacts, données de navigation, et reconstruction des trajets via GPS. Bien que le texte ne cible pas explicitement la Chine, il intervient alors que les implications sécuritaires des voitures chinoises deviennent un sujet sensible en Europe. Les débats sur les véhicules électriques chinois, d'abord centrés sur la transition verte et la concurrence industrielle, s'étendent désormais aux subventions, aux droits de douane, à la dépendance technologique et à la protection des données. Ces alertes réduisent la marge de manœuvre politique des gouvernements européens, les obligeant à trancher entre interdépendance normale et vulnérabilité stratégique. Pour les constructeurs chinois comme BYD ou MG, cela pourrait se traduire par des restrictions accrues sur le marché européen, tandis que les consommateurs devront intégrer ces risques dans leurs choix d'achat.