TSMC : jusqu'où sa valorisation peut encaisser le coût des usines à l'étranger ?
TSMC, le leader mondial de la fonderie de semi-conducteurs, étend sa production hors de Taïwan (Arizona, Japon) tout en maintenant des marges élevées (67,7 % de marge brute, 60,3 % de marge opérationnelle au T2). La direction prévoit une dilution de deux à quatre points de pourcentage de marge brute due à l'internationalisation, et trois à quatre points supplémentaires pour le démarrage du procédé N2 fin 2026. Ces deux pressions sont distinctes, mais leur cumul pourrait réduire le bénéfice net de 5 à 7 % en l'absence de croissance du chiffre d'affaires. Le titre se négocie 29 fois les bénéfices sur 12 mois glissants et 57 fois le free cash flow, ce qui laisse peu de marge d'erreur. Pour les investisseurs (249 hedge funds, en hausse de 6,4 % au T2), l'enjeu est de savoir si la demande d'IA et la volonté des clients de diversifier leurs approvisionnements compenseront durablement ces coûts fixes. L'impact concret : si la demande ralentit ou si l'utilisation des usines baisse, TSMC pourrait voir sa valorisation chuter plus vite que ses marges ne le suggèrent, ce qui affecterait directement tout l'écosystème des semi-conducteurs asiatiques.