Négociations commerciales Inde-États-Unis au point mort, Sitharaman écarte de nouvelles concessions
La ministre indienne des Finances, Nirmala Sitharaman, a annoncé le 5 octobre 2026 que les discussions commerciales entre l’Inde et les États-Unis sont « au point mort », un plateau qui rend difficiles de nouvelles concessions de la part de New Delhi. Cette déclaration intervient après des mois de négociations tendues sur les droits de douane, l’accès aux marchés agricoles et les services numériques. L’administration américaine, sous pression pour réduire son déficit commercial avec l’Inde — estimé à 32 milliards de dollars — exigeait des baisses tarifaires supplémentaires sur les produits pharmaceutiques, l’acier et l’aluminium, tandis que New Delhi refuse d’aller au-delà de ses offres précédentes. Pour l’Inde, cette impasse bloque l’accès à des marchés clés pour ses exportations de services informatiques et de textile, et pourrait retarder la conclusion d’un accord bilatéral partiel espéré avant la présidentielle américaine de. Les entreprises indiennes comme Tata Consultancy Services ou Infosys, déjà confrontées à des barrières dans les visas H1B, voient leurs perspectives de croissance aux États-Unis se compliquer. La position de Sitharaman signale que l’Inde ne cèdera pas sous la pression américaine, ce qui pourrait durcir les relations commerciales bilatérales et pousser Washington à chercher d’autres partenaires en Asie, comme le Vietnam ou la Corée du Sud.