Pékin fustige l'UE qui envisage un outil commercial anti-Chine sur le modèle américain
La Chine critique vivement l'Union européenne, qui explore la création d'un instrument commercial inspiré de la section 301 du droit américain pour contrer les pratiques chinoises. Cet outil permettrait à Bruxelles d'imposer unilatéralement des droits de douane ou des restrictions en cas de « pratiques commerciales déloyales » de pays tiers, sur le modèle des enquêtes menées par les États-Unis. Pour Pékin, une telle démarche violerait les règles de l'OMC et risquerait de déclencher une escalade protectionniste entre l'Europe et la Chine. Concrètement, si cet instrument est adopté, les exportateurs chinois vers l'UE — déjà sous le coup d'enquêtes antidumping sur les véhicules électriques et l'acier — feraient face à une nouvelle couche d'incertitude réglementaire et tarifaire. Pour les entreprises européennes dépendantes de la chaîne d'approvisionnement chinoise (automobile, électronique, machines-outils), cela signifie des coûts supplémentaires et une pression pour diversifier leurs sources d'approvisionnement. La position de Pékin est claire : toute mesure unilatérale européenne serait perçue comme un acte hostile, susceptible de réduire les échanges bilatéraux et de nuire à la reprise économique post-pandémie.