L'UE ne doit pas renforcer sa résilience au détriment de ses partenaires asiatiques
Le Financial Times met en garde l'Union européenne contre une politique de résilience qui pénaliserait ses alliés en Asie. Bruxelles multiplie les initiatives (Critical Raw Materials Act, mécanisme anti-coercition, filtrage des investissements) pour réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine. Mais ces mesures risquent de frapper indirectement des partenaires de confiance comme le Japon, la Corée du Sud, Taïwan ou Singapour, pourtant essentiels aux chaînes d'approvisionnement européennes. L'article rappelle que Séoul a investi 15 milliards de dollars dans les batteries en Europe, et que Tokyo est clé pour les semi-conducteurs. Si l'UE impose des restrictions trop larges, elle pourrait pousser ces pays à se tourner vers d'autres marchés, affaiblissant la coopération technologique et sécuritaire. La leçon : la résilience ne doit pas se faire au prix d'une rupture avec des alliés fiables.