La Corée du Sud sonde le détroit d'Ormuz, sans engagement militaire
Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran le 28 février, le trafic dans le détroit d'Ormuz est quasiment paralysé, perturbant les marchés énergétiques mondiaux. Ce mardi, la Corée du Sud a annoncé avoir envoyé une mission d'évaluation sur place pour étudier les conditions de sécurité dans cette voie maritime stratégique. Le ministère sud-coréen de la Défense précise que cette mission « ne présuppose pas un déploiement effectif » de troupes, et qu'aucune décision n'a encore été prise. Le président américain Donald Trump a multiplié les pressions sur son allié sud-coréen pour qu'il apporte une aide militaire, mais Séoul dément avoir reçu un ultimatum. Pour la Corée du Sud, fortement dépendante des importations de pétrole via le détroit, cette mission est un signal : elle doit équilibrer son alliance avec Washington et sa sécurité énergétique, tout en évitant une escalade militaire directe. Si les tensions persistent, Séoul pourrait être contraint à un déploiement, ce qui engagerait le pays dans un conflit régional aux conséquences imprévisibles.