Taiwan criminalise l'exportation non autorisée de puces IA vers la Chine
Taïwan a décidé de criminaliser l'exportation non autorisée de puces d'intelligence artificielle (IA) vers la Chine, selon le ministre de l'Économie Kung Ming-hsin. Cette mesure, inscrite dans la Loi sur le Commerce Extérieur, vise à fermer la « zone de non-droit » dont profitaient les contrebandiers. Depuis, Taïwan interdisait déjà certaines exportations de semi-conducteurs avancés vers la Chine, mais les sanctions restaient administratives. Désormais, les contrevenants s'exposent à des peines pénales, avec des amendes et de la prison ferme. Cette décision intervient alors que les États-Unis, l'Europe et le Japon renforcent leurs propres contrôles à l'exportation sur les technologies critiques face à Pékin. Concrètement, cela signifie que les fabricants taïwanais (TSMC en tête) risquent des poursuites judiciaires s'ils fournissent des puces IA, notamment les GPU Nvidia A100/H100, à des clients chinois sans autorisation explicite. L'impact est double : d'un côté, les entreprises chinoises d'IA et de cloud (Baidu, Alibaba, Huawei) perdent un accès crucial aux puces les plus performantes ; de l'autre, les startups taïwanaises spécialisées dans les puces doivent revoir leur stratégie commerciale sous peine de poursuites.