Le Qatar tente une médiation entre Washington et Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Le Qatar mène des négociations secrètes entre les États-Unis et l’Iran afin de débloquer le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial. La voie maritime est menacée depuis que Téhéran a accru les menaces de fermeture en représailles aux sanctions américaines. Doha, allié à la fois de Washington et de Téhéran, tente de jouer les intermédiaires pour éviter une escalade militaire qui paralyserait le commerce énergétique mondial. Si l’accord aboutit, les prix du brut pourraient chuter de 5 à 10 € par baril, et les pays asiatiques comme le Japon, la Corée du Sud et l’Inde — gros importateurs de pétrole du Golfe — verraient leurs factures énergétiques baisser. En revanche, un échec renforcerait la prime de risque sur les cargaisons, frappant durement les économies dépendantes comme Taïwan ou la Thaïlande. Le Qatar consolide ici son rôle de hub diplomatique régional face aux blocages entre grandes puissances.