15 pays, dont la Corée et les États-Unis, s'attaquent à la surproduction ciblant la Chine
Le 7 octobre, à Paris, 15 pays dont la Corée du Sud, les États-Unis et le Japon ont publié une déclaration ministérielle conjointe pour répondre à la surproduction structurelle dans cinq secteurs : l'automobile et les véhicules électriques, les batteries, les produits chimiques, les semi-conducteurs grand public et les panneaux solaires. L'initiative, annoncée le 8, fait suite à la réunion des ministres du commerce du G20 à Milwaukee, où les divergences ont empêché un accord global. Les pays participants vont créer des organes consultatifs sectoriels pour évaluer l'ampleur de la surproduction et proposer des réponses coordonnées, une démarche largement perçue comme une pression directe sur la Chine. Cette décision intervient alors que les capacités excédentaires de la Chine dans ces industries clés menacent les producteurs locaux et les chaînes d'approvisionnement. Pour les entreprises asiatiques hors Chine, comme les constructeurs coréens ou japonais, cela pourrait signifier des barrières commerciales renforcées et une concurrence accrue. Pour les consommateurs, l'impact pourrait se traduire par une volatilité des prix, mais aussi par une accélération de la transition vers des chaînes d'approvisionnement plus résilientes.