Viande néo-zélandaise : les barrières non tarifaires coûtent 1,5 Md$ par an
Les barrières non tarifaires – certifications dupliquées, exigences techniques incohérentes, lenteurs administratives – coûtent plus de 1,5 milliard de dollars par an au secteur néo-zélandais de la viande rouge, selon les professionnels. Cette facture intervient alors que la politique commerciale américaine et l’enquête de sauvegarde chinoise sur le bœuf, qui a débouché sur des quotas, déstabilisent un pays très dépendant des exportations. Dan Boulton, directeur général de Silver Fern Farms, souligne que toute escalade des tensions commerciales entre Washington et Pékin crée un risque pour la Nouvelle-Zélande. En parallèle, l’accord UE-Nouvelle-Zélande améliore l’accès pour l’agneau mais reste limité pour le bœuf, tandis que l’accord avec le Royaume-Uni, avec un quota commercialement significatif, soutient la diversification. Les accords de libre-échange couvrent environ 75 % des exportations de viande rouge, mais les barrières non tarifaires peuvent annuler l’avantage des droits de douane faibles ou nuls en ajoutant coûts, délais et incertitudes. Pour les exportateurs, la priorité est donc de multiplier les débouchés et de soigner des relations clients basées sur la traçabilité et la qualité, pas seulement sur le prix.