15 pays (dont l'Inde et le Japon) signent une déclaration contre les surcapacités industrielles, la Chine refuse
Le 7 octobre, la représentante américaine au Commerce (USTR) a annoncé que 15 pays et régions membres du G20, dont l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et l'Union européenne, ont signé une déclaration commune visant à éliminer les surcapacités structurelles dans l'industrie manufacturière. Le texte appelle tous les pays à cesser les politiques non-marchandes qui faussent les marchés et exacerbent les déséquilibres. Cinq secteurs sont ciblés : automobiles et véhicules électriques, batteries, produits chimiques, semi-conducteurs matures et panneaux solaires. La Chine, la Russie, le Brésil, l'Indonésie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud et l'Union africaine (six pays et un bloc économique) ont refusé de signer. Cette déclaration intervient après l'échec d'un consensus lors de la réunion des ministres du Commerce du G20 à Milwaukee la semaine précédente. Pour les industries asiatiques (japonaise, coréenne, indienne notamment), le texte crée un cadre multilatéral pour limiter l'afflux de produits chinois subventionnés, en particulier dans l'automobile électrique et les panneaux solaires, qui menacent directement leurs filières nationales. En l'absence de correction, les signataires se réservent le droit de prendre des mesures de protection unilatérales (droits de douane, quotas).