TSMC veut des moteurs sans terres rares pour sécuriser sa production
TSMC, le géant taïwanais des semi-conducteurs, explore activement l'utilisation de moteurs sans aimants à terres rares dans ses usines automatisées, afin de réduire les risques liés aux restrictions chinoises sur les exportations de terres rares. Selon Reuters, le fondeur a déjà sollicité ses fournisseurs pour développer des alternatives, mais aucun déploiement à grande échelle n'a encore été décidé. Ces terres rares, essentielles aux aimants des moteurs industriels, sont cruciales pour les équipements automatisés des fabriques de puces. Une pénurie de ces composants pourrait gravement perturber la production de semi-conducteurs pour les secteurs des smartphones, de l'IA, des centres de données et de la défense. Depuis 2025, la Chine a durci ses contrôles à l'exportation, exigeant des licences gouvernementales et menaçant d'augmenter les coûts et de créer des ruptures d'approvisionnement. Pour l'industrie taïwanaise, ces restrictions ajoutent une incertitude majeure, d'autant que la plupart des terres rares transitent par les États-Unis, l'Europe et le Japon. En parallèle, Taïwan et les États-Unis ont renforcé leur coopération pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques, et le gouvernement taïwanais investit dans le recyclage et la production locale de terres rares, avec une ligne pilote prévue d'ici trois ans pour couvrir la moitié de la demande intérieure.