Les Émirats misent sur l'IA américaine, Abou Dhabi choisit Washington face à Pékin

Les Émirats arabes unis (EAU) ont officiellement choisi le camp américain dans la course à l'intelligence artificielle, selon l'analyste politique et IA Obaid AlZaabi. Plutôt que de développer leurs propres modèles ou puces, les EAU ambitionnent de devenir le hub régional de l'infrastructure IA pour le Moyen-Orient, l'Asie de l'Ouest, l'Afrique du Nord et l'Afrique de l'Est, en misant sur leurs ressources énergétiques, leurs capitaux et leur capacité de calcul croissante. Ce choix est dicté par la pression des États-Unis, qui conditionnent l'accès aux puces Nvidia et à leur écosystème IA à une exclusivité technologique. Les EAU étaient historiquement proches à la fois de Washington et de Pékin, mais la rivalité technologique sino-américaine rend la neutralité intenable. Pour les entreprises asiatiques (Inde, Asie centrale, Balkans) qui dépendaient des infrastructures émiraties, cette décision signifie qu'elles devront s'intégrer dans l'écosystème américain ou trouver des alternatives chinoises. L'onde de choc est immédiate : en se rangeant derrière le champion américain, les EAU accélèrent la fragmentation des chaînes d'approvisionnement numériques en Asie.