Les États-Unis raflent des champs pétrolifères vénézuéliens, un coup dur pour la Chine
Une entreprise privée nord-américaine, North American Blue Energy Partners (NABEP), soutenue par Washington, a pris le contrôle de gisements pétrolifères au Venezuela représentant 65 milliards de barils de réserves prouvées, soit un cinquième du total du pays. Ces sites étaient auparavant exploités par des compagnies chinoises. Le Venezuela est le plus grand débiteur de la Chine en Amérique latine, avec plus de 100 milliards de dollars de prêts accordés depuis 2000, principalement sous forme d'accords de prêt gagé sur du pétrole (oil-backed loans). Avec cette mainmise américaine, les chances de Pékin de récupérer ces créances s'amenuisent fortement, selon les analystes. Ce basculement affaiblit aussi le réseau de commerce en yuan que la Chine tentait de développer via le pétrole vénézuélien. Pour Pékin, c'est un double revers stratégique : perte d'un levier énergétique clé et coup porté à son influence financière dans la région.