SK Group prêt à coproduire des puces avec Kioxia et à construire une usine au Japon
Chey Tae-won, président de SK Group, a déclaré au Asahi Shimbun qu'il envisageait une coproduction de semi-conducteurs avec le japonais Kioxia, qualifiant cette option de « choix possible ». Il a également prévenu que si aucune coopération significative (R&D, chaîne d'approvisionnement, production conjointe) ne se concrétisait, SK Hynix pourrait cesser son investissement indirect dans Kioxia, détenu via des obligations convertibles depuis 2018 (participation de 4 000 milliards de wons, soit environ 14,2 % du capital via Bain Capital). Parallèlement, Chey Tae-won a confirmé l'étude d'une implantation d'une usine de mémoire NAND au Japon, avec une annonce possible d'ici, séduit par la stabilité des risques, la disponibilité en électricité et en eau, et les offres de collectivités locales. Cette double stratégie pourrait remodeler le marché mondial de la NAND en transformant deux concurrents en partenaires industriels, tout en faisant du Japon un pôle de production majeur. Pour Kioxia, l'enjeu est de prouver sa capacité à générer des synergies sous peine de perdre un investisseur clé ; pour le Japon, c'est l'opportunité d'attirer un acteur coréen de premier plan dans sa relance semiconductrice.