Exportateurs russes en reconquête des acheteurs chinois après le scandale des faux produits
Les exportateurs russes, notamment dans l'agroalimentaire et les biens de consommation, multiplient les démarches pour regagner la confiance des importateurs chinois, érodée par une recrudescence de produits contrefaits et de qualité douteuse estampillés « Russie ». Entre et, plusieurs lots de nourriture, de cosmétiques et d'alcool saisis aux douanes chinoises se sont révélés être des imitations produites hors de Russie, ternissant l'image des marques officielles. En réponse, des entreprises comme la laiterie Ekomilk et le groupe de spiritueux Ladoga ont lancé des campagnes de certification QR traçable et renforcé leurs contrôles en partenariat avec les autorités douanières chinoises. Cette crise de confiance intervient alors que Moscou tente de doper ses ventes vers la Chine, devenue son premier partenaire commercial depuis les sanctions occidentales. Pour les importateurs chinois, le risque de pénalités pour tromperie et les pertes de réputation pèsent désormais autant que le prix, ce qui pousse les Russes à accepter des audits inopinés. L'enjeu est colossal : sans rétablissement rapide de la confiance, les parts de marché russes, notamment dans les produits laitiers et la viande, pourraient reculer de 10 à 15 % d'ici au profit de concurrents brésiliens ou australiens.