Bessent justifie le coût « modeste » de l’intervention conjointe sur le yen
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a défendu mardi devant une commission du Congrès l’intervention conjointe des États-Unis et du Japon visant à soutenir le yen, affirmant qu’elle n’a mobilisé qu’un volume « modeste » de ressources américaines. Cette opération, menée pour contrer la faiblesse persistante du yen, traduit un alignement entre Washington et Tokyo sur la nécessité d’une monnaie japonaise plus forte. Bessent a souligné qu’un yen plus élevé profite aux exportateurs américains en rendant leurs produits plus compétitifs, et réduit la pression sur le Japon de vendre ses actifs en dollars, ce qui protège indirectement les taux d’intérêt américains. Pour Tokyo, cette intervention conjointe envoie un signal clair de stabilité monétaire, sans forcer le Japon à puiser massivement dans ses réserves de change. L’impact concret : un rééquilibrage des forces commerciales entre les deux pays, une détente sur le marché des obligations US, et une validation de la stratégie de coopération monétaire bilatérale.