États-Unis-Inde : l'accord commercial butte toujours sur les 1% restants
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio doit se rendre en Inde pour la deuxième fois cette année afin de tenter de finaliser l'accord commercial bilatéral, qui butte sur ce que les négociateurs appellent les « 1% » restants. Ces derniers points concernent notamment les droits de douane sur des produits agricoles et industriels, ainsi que l'accès aux marchés numériques, des secteurs sensibles pour les deux économies. L'enjeu dépasse le simple commerce : cet accord est un pilier du partenariat stratégique entre Washington et New Delhi face à la Chine. Pour les entreprises indiennes, une conclusion rapide se traduirait par des coûts réduits et de nouveaux débouchés aux États-Unis ; pour les firmes américaines, ce serait un accès privilégié au marché indien, très convoité. L'échec, en revanche, laisserait en suspens des milliards de dollars d'échanges et enverrait un signal négatif aux investisseurs. La visite de Rubio pourrait donc être le dernier sprint avant une signature, ou une occasion manquée de plus.