Corée du Sud : Lee Jae-myung sous pression face à l’ultimatum tarifaire de Trump
Le président élu sud-coréen Lee Jae-myung doit conclure un accord global avec Washington avant le 8 juillet, date de l’expiration du sursis de 90 jours accordé par Donald Trump sur les droits de douane « réciproques ». En avril, l’administration Trump a imposé 25 % de taxes sur les produits sud-coréens, qualifiant Séoul de « pire contrevenant ». Lee hérite aussi de menaces sectorielles : les droits sur l’acier et l’aluminium (25 %) pourraient doubler à 50 % dès le 5 juin. Ce bras de fer commercial survient dans un climat géopolitique tendu après la destitution de l’ex-président Yoon Suk Yeol et la détérioration du poids stratégique de la Corée du Sud dans l’agenda de Trump. Pour la quatrième économie d’Asie, très dépendante des exportations, ne pas obtenir d’exemption signifierait un choc direct sur ses industries clés (automobile, électronique, sidérurgie). Lee, qui prône un « pragmatisme » diplomatique, devra aussi gérer les exigences américaines sur le partage des frais de défense et l’alignement contre la Chine.