Pétrole iranien : la contrebande asiatique qui défie les sanctions
Malgré les sanctions américaines, l'Iran continue d'exporter son pétrole grâce à une économie parallèle implantée en Asie : transbordements en mer, pavillons de complaisance, ports discrets et réseaux de paiement hors du circuit bancaire classique. Le New York Times détaille comment cette filière, qui passe notamment par la Malaisie, Singapour et les eaux du golfe Persique, permet aux cargaisons iraniennes d'atteindre la Chine et d'autres acheteurs asiatiques. Ces flux alimentent des raffineries indépendantes et des négociants prêts à prendre des risques pour des barils à prix cassé. Pour les entreprises asiatiques impliquées, l'enjeu est double : des marges juteuses, mais une exposition croissante aux sanctions secondaires américaines. Si Washington durcissait la pression sur ces intermédiaires, le transport mondial de brut serait bouleversé et les prix du pétrole pourraient bondir. En attendant, cette économie fantôme permet à Téhéran de contourner l'embargo et de financer son régime sans que les grandes compagnies maritimes soient officiellement impliquées.