Rapidus s'allie à 17 firmes pour produire des puces 2 nm
Rapidus, soutenu par l'État japonais à hauteur de 15 milliards de dollars, a annoncé lundi un partenariat avec 17 entreprises, dont l'américain Synopsys et l'indien Infosys, pour aider ses clients à concevoir des puces. L'entreprise prévoit de lancer sa production de puces de 2 nm (plus rapides et moins énergivores que les générations précédentes) au second semestre de l'exercice fiscal prochain, un projet clé pour la première ministre Sanae Takaichi afin de reconstruire l'industrie semi-conductrice nippone. Rapidus doit toutefois surmonter de lourds défis technologiques et affronter la concurrence de TSMC, Samsung (qui produit déjà des puces 2 nm) et Intel, alors que la demande explose grâce aux investissements massifs dans l'IA. Des clients potentiels restent prudents : certains hésitent à quitter TSMC par crainte de ne pouvoir y revenir si la production de Rapidus échouait, tandis que d'autres y voient un moyen de diversifier leurs chaînes d'approvisionnement. Un échec du projet représenterait un revers majeur pour la stratégie industrielle japonaise et pourrait fragiliser la résilience de sa chaîne d'approvisionnement face aux tensions régionales, notamment en cas d'action chinoise contre Taïwan. La réussite de Rapidus bénéficierait aussi aux fabricants japonais de matériaux et d'équipements pour semi-conducteurs, qui pourraient trouver un nouveau débouché.