Les investisseurs boudent la Corée et le Japon, les options sur indices chinois font un retour en force
Face à l’engorgement des paris sur l’intelligence artificielle en Corée du Sud et au Japon, des investisseurs internationaux se tournent massivement vers les dérivés actions chinois. Depuis plusieurs semaines, Barclays et UBS constatent une demande croissante pour des options call et des swaps sur les indices CSI (CSI 500 et CSI 1000), tandis que Bank of America recommande des call spreads sur le CSI 1000. Ce regain d’intérêt s’explique par trois facteurs : les réformes des marchés de capitaux en Chine, les progrès technologiques locaux dans les semi-conducteurs et l’IA, et l’amélioration des perspectives de bénéfices des entreprises hard-tech. La baisse de la volatilité implicite, revenue proche de sa moyenne annuelle, rend ces options particulièrement attractives. Pour les gérants d’actifs en quête de diversification face aux valorisations tendues des valeurs tech japonaises et coréennes, les indices chinois offrent une alternative tactique. Mais la prudence reste de mise : le CSI 1000, malgré un rebond récent, cote encore 16 % sous son pic de mai, et l’incertitude macroéconomique en Chine limite l’ampleur attendue des gains.