Les États-Unis coulent trois pétroliers iraniens ; Téhéran riposte dans le détroit d'Ormuz
Le 8 juillet, l'armée américaine a « neutralisé » deux pétroliers iraniens près de l'île de Kharg et « complètement détruit » un troisième dans le golfe d'Oman, selon le Commandement central américain (Centcom). La riposte iranienne ne se fait pas attendre : les Gardiens de la Révolution (IRGC) disent avoir ciblé six navires, dont trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz pour non-respect des routes autorisées, et trois navires « affiliés » aux États-Unis ailleurs dans la région. Aucune victime américaine n'est signalée côté US ; l'agence iranienne Irib ne fait état d'aucun mort sur l'attaque contre le pétrolier proche de Kharg, île d'où partent 90% des exportations pétrolières iraniennes. Ces frappes surviennent au sixième mois d'une guerre que Donald Trump qualifie de « petites pommes de terre », sans progrès de paix visible, et après que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a promis sur X de « détruire (et couler) leurs pétroliers » si l'Iran visait des navires américains. L'impact pour l'Asie est direct : le détroit d'Ormuz voit transiter près de 20% du pétrole mondial, dont la majorité vers la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Inde. Toute escalade dans cette zone étrangle les approvisionnements asiatiques et fait flamber les prix du brut, déjà sous tension depuis six mois.