Puces IA : les exportations sud-coréennes vers la Chine bondissent de 133,6 %
Les exportations sud-coréennes vers la Chine ont bondi de 133,6 % sur un an en octobre, à 26,98 milliards de dollars, au-dessus des 20 milliards pour le cinquième mois consécutif : la Chine reste de loin le premier débouché de Séoul, devant les États-Unis (24,9 milliards), selon le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Énergie. Le moteur est unique — les puces : les envois de semi-conducteurs vers la Chine ont grimpé de 331 % à 14,8 milliards sur les 25 premiers jours d'octobre, tandis que les exportations totales de semi-conducteurs du pays atteignaient 56,4 milliards (+259 %), soit près de la moitié des 115,3 milliards exportés (+93,7 %), deuxième meilleur mois de l'histoire sud-coréenne. Le reste est anecdotique en comparaison : automobile +18,1 %, cosmétiques +57,5 %. Ce que ça change : la Corée du Sud, via Samsung Electronics et SK hynix, s'impose comme le fournisseur de référence de la montée en puissance de l'IA chinoise — mémoire à haute bande passante, serveurs, composants d'infrastructure — et son économie se retrouve indexée sur le calendrier d'investissement de Pékin et des géants technologiques mondiaux plutôt que sur la consommation des ménages. Concrètement, un seul coup de frein sur les capex IA se répercuterait immédiatement dans la balance courante sud-coréenne, et Séoul hérite d'un dilemme : ses puces alimentent l'IA d'un partenaire que Washington cherche à contenir.