Le Laos demande un soutien international prévisible pour sa sortie des PMA
Le 26 septembre, lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères laotien, Thongsavan Phomvihane, a appelé la communauté internationale à un soutien prévisible et durable pour accompagner la sortie du Laos du statut de pays le moins avancé (PMA), prévue d'ici. Il a souligné que la période de transition (2026-2029) nécessite une aide technique et un accès au financement pour éviter une rechute. Le Laos mise sur son 10e plan socio-économique (2026-2030) pour bâtir une économie autonome, développer les ressources humaines et transformer son enclavement en atout via des infrastructures clés comme le chemin de fer Laos-Chine et le futur rail Laos-Vietnam vers le port de Vung Ang. L'objectif affiché est de devenir un pays à revenu intermédiaire supérieur d'ici 2055. Concrètement, cette transition change la donne pour Vientiane : elle ouvre la voie à des conditions de financement moins concessionnelles mais impose de maintenir les acquis de développement sans le filet de sécurité des dispositifs PMA. Pour les investisseurs et partenaires bilatéraux, c'est le signal que le Laos cherche à réduire sa dépendance à l'aide tout en réclamant un accompagnement maîtrisé.