Crises au Moyen-Orient : l’Australie exige la réouverture du détroit d’Ormuz
Le trésorier australien Jim Chalmers appelle publiquement à la fin du conflit au Moyen-Orient et à la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, après une série d’attaques contre des navires dans le Golfe. Ces incidents perturbent le transit pétrolier par ce passage stratégique, qui voit passer près de 20 % du pétrole mondial. L’Australie, fortement dépendante des importations de brut (environ 90 % de sa consommation), craint une flambée des prix à la pompe et un ralentissement économique. Chalmers intervient alors que les tensions régionales menacent l’approvisionnement énergétique de la région Asie-Pacifique. Cette prise de position marque un tournant diplomatique pour Canberra, qui cherche à protéger ses intérêts économiques sans s’impliquer militairement. Pour les marchés asiatiques, une fermeture prolongée d’Ormuz signifierait une hausse des coûts de transport et d’énergie, avec des répercussions directes sur l’inflation et la croissance.