Boom de la mémoire IA : c'est l'électricité qui manque, pas les puces
Samsung et SK Hynix ont refusé la demande de KEPCO, l'électricien public sud-coréen, de prépayer l'extension du réseau électrique pour leurs nouvelles usines de mémoire. En cause : une pénurie d'électricité qui menace la production de mémoire haute bande passante (HBM) destinée à l'IA. Alors que SK Hynix affiche des revenus en hausse de 257 % au deuxième trimestre et un bénéfice net multiplié par 12,4 sur un an grâce à son partenariat dominant avec Nvidia, ce refus met en lumière un goulot d'étranglement inattendu. La demande de HBM explose, mais la capacité de production bute désormais sur les limites du réseau électrique coréen, non sur les commandes clients. Pour les deux géants, l'enjeu est double : éviter de financer seuls des infrastructures critiques tout en maintenant leur avance industrielle. Les investisseurs mondiaux, via les ADS de SK Hynix, sont exposés à ce risque, car tout retard d'expansion des clusters se traduira par une offre encore plus tendue. La Corée du Sud risque de perdre sa souveraineté sur une filière clé si le problème d'approvisionnement électrique n'est pas résolu rapidement.