Puce mémoire : SK Hynix en négociations avec Intel pour produire aux États-Unis
SK Hynix, le géant sud-coréen des semi-conducteurs, discute avec Intel d'un accord qui lui permettrait de produire pour la première fois des puces mémoire sur le sol américain. Selon des sources proches des négociations, deux scénarios sont à l'étude : la location d'une partie de l'usine qu'Intel prévoit dans l'Ohio, ou la création d'une coentreprise avec Intel et des géants du cloud désireux de sécuriser leurs approvisionnements. Les discussions, qualifiées d'exploratoires, interviennent alors que la demande explosive en IA et en centres de données provoque une pénurie aiguë de mémoire vive (DRAM), de mémoire flash (NAND) et de mémoire à large bande passante (HBM), un domaine où SK Hynix domine. Un tel accord serait une victoire majeure pour l'administration Trump, qui fait pression sur les fabricants pour qu'ils construisent aux États-Unis, et soulagerait Intel, en difficulté financière. Cependant, le gouvernement sud-coréen, qui considère ces technologies comme sensibles, pourrait s'y opposer, un obstacle de taille. Si l'accord aboutit, il marquerait un tournant pour l'industrie mondiale des semi-conducteurs : la production de mémoire haut de gamme quitterait son fief asiatique pour les États-Unis, entraînant une recomposition des chaînes d'approvisionnement et une concurrence accrue entre la Corée du Sud, les États-Unis et la Chine. Les investisseurs ont déjà réagi : l'action Intel a bondi de 5,5 % à l'ouverture mercredi, tandis que celle de SK Hynix a clôturé en hausse de 4,1 % à Séoul.