L'IA ne résoudra pas seule le sous-investissement productif australien, estime le Trésor
Une analyse détaillée du Trésor australien, préparée pour le ministre des Finances Jim Chalmers, estime que l'intelligence artificielle ne contribuera qu'à hauteur de 1,2 % par an à la croissance de la productivité à long terme, un objectif que l'Australie peine à atteindre. Le pays compte actuellement 162 data centers opérationnels, et près de 130 autres sont proposés, tandis que le gouvernement prépare une loi encadrant leur consommation d'énergie et d'eau. L'analyse souligne que l'IA aura un effet « profond » sur le marché du travail, mais inégal selon les secteurs : les métiers de l'information et des télécommunications seront les plus exposés. Deux scénarios sont envisagés : un scénario optimiste où l'innovation portée par l’IA porterait la productivité à 1,5–2 % par an, et un scénario pessimiste où elle resterait entre 0,5 et 0,8 %, plombée par les barrières commerciales et les tensions géopolitiques. Pour les entreprises et les travailleurs australiens, cela signifie que l'IA ne sera pas un remède miracle : sans réformes structurelles et investissements massifs dans les infrastructures, le pays risque de rater la vague de croissance promise.