Japon : nouvelle stratégie « IA physique » pour unir semi-conducteurs, robotique et auto
Le Japon déploie une stratégie nationale baptisée « IA physique » (Physical AI) pour faire de la fusion de ses filières semi-conducteurs, robotique et automobile un moteur de croissance. Le gouvernement nippon s’appuie sur des partenariats clés avec le taïwanais TSMC et l’américain Nvidia afin d’accélérer le développement de puces et de logiciels d’IA embarquée pour robots et véhicules autonomes. Cette offensive intervient alors que Tokyo perd du terrain dans les technologies de rupture face à la Chine et aux États-Unis, et cherche à reconquérir son leadership industriel historique. Concrètement, cela signifie que les constructeurs japonais (Toyota, Honda, Sony) et les roboticiens (Fanuc, Kawasaki) vont devoir aligner leurs feuilles de route sur une plateforme nationale unique d’IA embarquée, sous le pilotage du METI (ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie). Pour les investisseurs et les équipementiers, c’est un signal fort : le Japon mise sur une convergence hardware-software verticale, à rebours du modèle fragmenté chinois ou américain. L’enjeu est de taille : capter une part du marché mondial de l’IA industrielle, estimé à 1500 milliards de dollars, et réduire sa dépendance aux puces étrangères.