La Chine verrouille 80 % du pétrole iranien avant le sommet Trump-Xi
À l'approche du sommet américano-chinois prévu le 24 septembre à la Maison-Blanche, Pékin met en avant son emprise sur le pétrole iranien pour renforcer sa position de négociation face à Washington. La Chine absorbe plus de 80 % des exportations maritimes de brut de l'Iran, selon Kpler, mais le commerce avec Téhéran ne représente qu'1 % des échanges totaux de la Chine. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a rencontré son homologue iranien le 16 septembre, réaffirmant un « partenariat stratégique global » sans proposer de médiation concrète. Pékin profite du conflit au Moyen-Orient, qui a coûté plus de 38 milliards de dollars au Pentagone et contraint Washington à redéployer ses forces depuis l'Indo-Pacifique, laissant la zone sans porte-avions pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la flambée des prix du pétrole pèse sur l'économie chinoise : les contrats à terme de brut de Shanghai ont atteint un record de 929,4 yuans (137,8 dollars) le baril en septembre. La Chine utilise ce levier lors du sommet, mais l'impact de la guerre iranienne sur ses coûts énergétiques limite sa marge de manœuvre.