Le détroit d’Ormuz échappe à l’Iran : les flux pétroliers dépassent 13,5 millions de barils/jour
Les flux de pétrole via le détroit d’Ormuz ont dépassé 13,5 millions de barils/jour sur une moyenne glissante de sept jours au 25 septembre, selon les données de Kpler compilées par Commodity Context. Cette reprise est tirée par l’Arabie saoudite, dont les exportations maritimes depuis le golfe Persique ont atteint environ 3,4 millions de barils/jour en septembre, contre presque rien au printemps. Cette dynamique affaiblit la principale arme de Téhéran : avant les frappes américano-israéliennes du 28 février, le détroit voyait transiter environ 20 millions de barils/jour ; en mars, les flux étaient tombés à 2 millions. Le retour des volumes, qui représentent désormais les deux tiers du niveau d’avant-guerre, réduit la crédibilité de la menace iranienne de fermeture, même si Téhéran maintient en public sa position, comme l’a réaffirmé le président Pezeshkian à l’ONU le 23 septembre. Pour les marchés, cela signifie une pression baissière sur les prix du brut et une marge de manœuvre américaine renforcée, mais aussi un risque persistant d’attaques (la quatrième en onze jours a eu lieu le 21 septembre sur un pétrolier).