États-Unis-Chine : une ligne directe sur l'IA, mais une concurrence de 285,9 Mds$
Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé la création du dialogue américano-chinois sur la super-intelligence (US-China Super Intelligence Dialogue), une ligne directe dédiée à l'examen des risques et bénéfices de l'IA, avec des discussions initiales attendues d'ici novembre et un canal séparé pour gérer les incidents liés à l'IA. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a comparé ce mécanisme à l'ancien téléphone rouge entre Washington et le Kremlin, un clin d'œil à la diplomatie de la guerre froide. Cette annonce survient alors que l'écart d'investissement privé en IA est massif : 285,9 milliards de dollars côté américain en 2025 contre 12,4 milliards côté chinois, selon l'indice de Stanford 2026. Pourtant, cet écart ne se traduit pas dans les performances : d'ici mars 2026, les modèles américains ne devancent leurs homologues chinois que de 2,7 %. En parallèle, l'ancien président Trump a exhorté à maintenir la pression sur l'agenda IA malgré le dialogue, tandis que la Chine devrait aussi mobiliser des fonds publics substantiels, ce qui est susceptible de réduire l'écart financier. Pour qui cela change-t-il quelque chose ? Pour les entreprises tech et les gouvernements d'Asie-Pacifique, ce canal de communication pourrait atténuer les risques d'une course à l'IA incontrôlée, mais la concurrence reste féroce, avec des implications directes sur les chaînes d'approvisionnement en puces et la réglementation régionale. Alors que Washington et Pékin parlent, le Royaume-Uni adopte une approche différente en encourageant ses fonctionnaires à innover, mais peu de détails sont fournis.