Rapidus : le pari japonais de 15 milliards pour dominer les puces 2 nm
rapidus, la start-up japonaise soutenue par l'État et par des géants comme toyota et sony, lance « rapidus core », une plateforme destinée à aider les clients à concevoir et fabriquer des puces gravées en 2 nm, avant une production de masse prévue. Avec un investissement massif de 15 milliards de dollars, rapidus vise à rattraper le retard pris par le japon dans les semiconducteurs de pointe, un secteur dominé par taiwan (tsmc) et la corée du sud (samsung). le contexte est celui d'une course mondiale aux puces les plus avancées, où les états-unis et l'europe multiplient les aides pour rapatrier la fabrication, et où la demande explose pour l'ia générative et les centres de données. pour le japon, l'enjeu est stratégique : retrouver une souveraineté technologique dans un domaine critique, alors que le pays ne produit plus que 2 % des semiconducteurs mondiaux. concrètement, rapidus core pourrait changer la donne pour les concepteurs de puces asiatiques et occidentaux qui cherchent une alternative à tsmc, et pour les industriels automobiles et électroniques japonais qui veulent sécuriser leur approvisionnement. mais le défi reste énorme : partir de zéro face à des concurrents installés, attirer des clients suffisamment nombreux pour remplir une ligne de production, et maîtriser une technologie sur laquelle même les plus grands achoppent. si rapidus réussit, le japon pourrait redevenir un acteur clé des semiconducteurs, mais chaque mois de retard réduit ses chances de s'imposer durablement.