La course américaine à l'AGI avance l'horloge de l'Apocalypse
Le 3 septembre, Jacob Stokes, directeur adjoint du programme Indo-Pacifique au CNAS (Centre pour une nouvelle sécurité américaine), a appelé Washington à envisager des mesures diplomatiques, d'espionnage, cyber et cinétiques pour empêcher la Chine d'atteindre l'AGI (intelligence générale artificielle) en premier. Ce think tank bipartisan, qui influence fortement la politique technologique américaine, est à l'origine des doctrines de « lignes rouges » et de « distillation antagoniste ». En réponse, les États-Unis ont renforcé les contrôles BIS sur les puces Nvidia/AMD, la lithographie et la HBM, imposé des restrictions d'investissement sortant, et coordonné avec l'UE, le Japon, la Corée et les Pays-Bas un « petit jardin, haute clôture ». La Chine, de son côté, mise sur l'autosuffisance via Huawei/SMIC, des modèles efficaces sur puces plus faibles, le projet « Données de l'Est, calcul de l'Ouest », l'IA embarquée dans les usines, les terres rares comme levier, la Route de la Soie numérique, et une infrastructure de calcul durcie et dispersée. Cette militarisation de la course à l'IA transforme la compétition commerciale en une logique de parité nucléaire, où tout espoir de coopération est écarté. Les risques immédiats incluent une frappe préventive choisie, une chaîne de commandement trop automatisée ou une erreur machine, poussant les deux superpuissances et le reste du monde vers une catastrophe potentielle.