La Chine rejette les accusations de déséquilibre commercial au G20 et écarte une dévaluation du yuan
Lors de la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20 qui s'est achevée mardi, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Pan Gongsheng, a fermement démenti les accusations selon lesquelles Pékin rechercherait délibérément des excédents commerciaux. Il a également exclu tout recours à une dévaluation du yuan pour stimuler les exportations, réaffirmant l'engagement de la Chine à élargir sa demande intérieure. Le Trésor américain a publié une déclaration « approuvée par tous les membres du G20 sauf la Chine », pointant quatre paragraphes que Pékin a refusé d'adopter, notamment celui appelant à « éliminer les politiques et pratiques non marchandes qui exacerbent les déséquilibres ». En réponse, une porte-parole du ministère chinois du Commerce, Huang Ling, a réfuté ces propos jeudi. Ce bras de fer illustre les tensions croissantes entre les deux premières économies mondiales sur les politiques commerciales et monétaires. Pour les marchés, cela signifie un maintien probable de la stabilité du yuan, mais aussi une accentuation des risques de friction sino-américaine à l'approche de l'exercice fiscal.