Un navire chinois quitte la zone économique japonaise après des injonctions de Tokyo
Mardi, les garde-côtes japonais ont annoncé qu'un navire de recherche chinois, le Kexue, avait quitté la zone économique exclusive (ZEE) du Japon après avoir été sommé à plusieurs reprises de cesser ses opérations non autorisées. Repéré le 27 septembre au nord de l'île d'Ishigaki (Okinawa), le navire déployait « des câbles dans la mer », selon un porte-parole. Il est parti vendredi après des messages radios exigeant l'arrêt de la mission. Cette intrusion est la 14e recensée, contre 6 et 1 ou 2 les années précédentes, une multiplication par plus de deux en un an. Ce regain coïncide avec l'annonce, le 28 mai, de l'ouverture de négociations de délimitation maritime entre le Japon et les Philippines, perçue par Pékin comme un containment régional. Le différend s'inscrit dans un contexte plus large de tensions en mer de Chine orientale et méridionale, où les garde-côtes chinois et japonais s'affrontent régulièrement autour des îles Senkaku/Diaoyu. Pour le Japon, la hausse des incursions chinoises menace sa souveraineté économique et sécuritaire sur des zones clés de pêche et d'extraction, tandis que pour la Chine, ces missions testent les limites juridiques de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et envoient un signal politique aux États voisins.