Après l'accord commercial, les usines chinoises reviendront-elles d'Asie du Sud-Est ?
Alors que les États-Unis et la Chine ont conclu un accord commercial partiel, les fabricants chinois pourraient reconsidérer leur stratégie de délocalisation en Asie du Sud-Est. Pendant des années, des entreprises comme BYD et des sous-traitants d'Apple ont déplacé une partie de leur production vers le Vietnam, la Thaïlande et l'Indonésie pour contourner les droits de douane américains élevés, atteignant jusqu'à 25 % sur certains produits. Cependant, avec la récente accalmie tarifaire, certains dirigeants évaluent si le rapatriement partiel ou le maintien des chaînes d'approvisionnement régionales est plus rentable, surtout face à la hausse des coûts de main-d'œuvre en Asie du Sud-Est et aux défis logistiques. Selon une étude de la Chambre de commerce américaine à Shanghai, près de 40 % des entreprises interrogées envisagent désormais de retarder leurs plans d'investissement en Asie du Sud-Est. Pourtant, les droits de douane restent une menace latente, et les gouvernements de la région, comme le Vietnam, continuent d'attirer les investissements avec des accords commerciaux avantageux. Pour les travailleurs et les économies locales d'Asie du Sud-Est, cette hésitation pourrait signifier une croissance plus lente des emplois manufacturiers, tandis que les consommateurs américains ne verront peut-être pas de baisse de prix immédiate. En somme, la décision des fabricants chinois dépendra de la stabilité politique américaine et de l'évolution des coûts mondiaux, mais l'Asie du Sud-Est reste un maillon clé de la chaîne d'approvisionnement mondiale.