AUKUS : « trop dur » par moments, admet un ex-responsable américain
Cinq ans après le lancement du pacte AUKUS, trois de ses principaux architectes — l'ancien secrétaire adjoint américain à la Défense Kurt Campbell, l'ex-secrétaire à la Défense australien Greg Moriarty et l'ancien conseiller britannique à la Sécurité nationale Sir Stephen Lovegrove — ont fait le point sur les progrès de l'accord. L'objectif est de doter l'Australie de sous-marins à propulsion nucléaire pour contrer la Chine dans l'Indo-Pacifique, mais le rythme de construction aux États-Unis, jugé « profondément insuffisant », a longtemps suscité des doutes. Campbell a reconnu avoir traversé des moments où le défi semblait « trop dur », avant d'être surmonté. L'accord a contraint Washington à auditer en profondeur ses capacités de construction et de maintenance de sous-marins, un secteur en retard. Pour l'Australie, ces aveux sont cruciaux : la crédibilité du transfert de plusieurs sous-marins de classe Virginia (FY31) dépend de la capacité américaine à accélérer ses chaînes. Les avancées réalisées redonnent confiance aux trois partenaires, mais les pénuries de main-d'œuvre et les retards persistent.