Face au boom de l'IA, Taïwan envisage de revenir sur son opposition au nucléaire
Le Parti démocrate progressiste (DPP), au pouvoir à Taïwan, subit des pressions croissantes pour assouplir son opposition historique au nucléaire, alors que l'essor de l'intelligence artificielle fait exploser la demande d'électricité. Le chantier de la quatrième centrale nucléaire, à Lungmen, reste gelé, mais l'opinion publique évolue face aux besoins énergétiques des centres de données et des usines de semi-conducteurs. Pour le DPP, dont l'antinucléaire est un pilier idéologique, un tel virage représenterait un renoncement majeur et redessinerait la politique énergétique de l'île. Concrètement, il pourrait débloquer des projets à l'arrêt et sécuriser l'alimentation électrique des acteurs technologiques installés à Taïwan, notamment TSMC. La chaîne de valeur mondiale des semi-conducteurs, très dépendante d'une électricité stable, serait la première bénéficiaire. Politiquement, ce revirement risquerait de heurter l'électorat écologiste du DPP tout en répondant à l'urgence économique.