La Corée du Sud file vers 1 000 Md$ d'exportations, dopée par l'IA
La Corée du Sud a déjà dépassé son record annuel d'exportations 2025 (709,3 Md$) dès le 5 septembre 2026, avec 709,4 Md$ cumulés, et devrait franchir le cap symbolique de 1 000 Md$ d'ici décembre 2026, devenant ainsi le quatrième pays de l'histoire après les États-Unis, la Chine et l'Allemagne. Ce boom est porté quasi exclusivement par les semi-conducteurs, dont les exportations ont bondi de 169,6 % entre janvier et août (281 Md$), et de 270,1 % sur les dix premiers jours de septembre (16,48 Md$), représentant 47,1 % des ventes à l'étranger sur cette période. La cause : une pénurie mondiale de mémoire à haute bande passante (HBM) et de DRAM, consommées massivement par les accélérateurs d'IA de Nvidia. Samsung et SK Hynix, les deux géants coréens, ont vendu toute leur production jusqu'en 2026, ce qui a fait plus que doubler les prix de contrat de la DDR5 (de 7 à 19,50 $) et fait bondir de 60 % les prix catalogue de certains modules. Cette dynamique transforme la structure de l'économie sud-coréenne : la dépendance aux puces, déjà élevée, s'accentue, tandis que les revenus d'exportation atteignent des niveaux inédits qui renforcent la balance commerciale et le PIB. Pour les entreprises technologiques mondiales, cela signifie une pression accrue sur les coûts et une vulnérabilité face à une offre coréenne quasi captive, tandis que pour Séoul, c'est une opportunité de consolider son leadership dans la chaîne de valeur de l'IA, mais aussi un risque de surconcentration.