SK Group promet un chantier semi-conducteurs à Gwangju, le retour des installations américaines en suspens
Le 9 octobre, Chey Tae-won, président de SK Group, a visité pour la première fois le site du futur cluster semi-conducteurs de Gwangju, en Corée du Sud. Il a déclaré que la construction débuterait même si l'approvisionnement en électricité et en eau est retardé, en commençant par les travaux de fondation. Ce projet, annoncé en juin par SK Hynix, fait face à un obstacle majeur : le retour des installations militaires américaines sur la base aérienne de Gwangju, qui dépend de négociations bilatérales dans le cadre du SOFA. Le gouvernement sud-coréen a fixé une échéance à mi-2028 pour le départ des forces américaines, mais l'historique des restitutions de bases (jusqu'à 10 ans) rend ce calendrier incertain. Pour SK Group, lancer les travaux avant la libération complète du site constituerait un pari industriel et politique : il s'agit de gagner du temps face à la demande mondiale de semi-conducteurs, tout en exerçant une pression sur Washington pour accélérer les négociations. Si le chantier avance malgré les freins, cela pourrait créer un précédent pour d'autres clusters technologiques sud-coréens confrontés à des contraintes foncières militaires.