Le Japon va certifier ses data centers et cloud pour écarter les risques chinois
Le Japon prévoit d'introduire, à partir de l'exercice 2027, un système de certification obligatoire – de facto – pour les data centers et services cloud opérant sur son territoire. Sous la houlette du ministère des Affaires intérieures et du METI, le visa portera sur la sécurité des infrastructures, la protection contre les fuites de données et l’origine des équipements. Concrètement, les institutions financières et médicales seront invitées à n’utiliser que des services certifiés. Sans obligation légale, la pression de supervision directe de l’État rendra quasi impossible le recours à des services non-certifiés pour les données sensibles. Le cadre s’appuiera sur le programme JC-STAR, un label existant qui, sans exclure explicitement la Chine, n’a jamais certifié un produit chinois à ce jour. Dès avril, les équipements connectés au réseau électrique (solaire, batteries) devront aussi satisfaire au niveau 1 de JC-STAR, ce que Nikkei interprète comme un verrou technique anti-Pékin. Par ailleurs, une révision de la loi sur la sécurité économique sera soumise à la Diète en janvier pour donner au gouvernement le pouvoir d’ordonner la suspension ou la modification des services jugés à risque.