Licences biotech : la Chine protège ses pépites sans brider l'essor des accords
Pékin a mis en place des contrôles à l'exportation ciblant les plateformes biotechnologiques chinoises, mais exclut délibérément les accords de licence. Cette stratégie vise à retenir les technologies sensibles (séquençage, édition génétique, production de protéines recombinantes) tout en laissant prospérer un marché de licences qui pèse déjà plusieurs milliards de dollars. L'objectif : stimuler l'innovation locale sans sacrifier les revenus issus des partenariats avec des biotechs étrangères. Pour les entreprises occidentales, cela se traduit par un accès aux technologies chinoises via des licences, mais avec des restrictions croisées sur le transfert de savoir-faire critique. La mesure redessine les alliances R&D : les sociétés américaines et européennes doivent désormais négocier des clauses de protection des données et de reverse engineering, sous peine de se voir couper l'accès aux plateformes les plus avancées. À ce jour, aucun grand laboratoire chinois n'a été sanctionné pour violation de ces contrôles, ce qui confirme le pari de Pékin : favoriser la diffusion commerciale tout en gardant le contrôle stratégique.