Japon : Takaichi garde ses ministres clés, pas de virage budgétaire
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a procédé à un remaniement ministériel le 10 août, en conservant des figures centrales de son cabinet, notamment le ministre de l'Économie Minoru Kiuchi, un partisan de la relance par les dépenses, et la ministre des Finances Satsuki Katayama, réputée pour sa prudence budgétaire. Ce maintien signale la continuité de sa politique de stimulation, malgré les inquiétudes suscitées par la dette publique colossale du Japon (plus de 250 % du PIB). Le remaniement intervient après une baisse d'impôt sur l'alimentation décidée l'an dernier, qui avait provoqué une vente massive d'obligations d'État et des critiques des États-Unis. En conservant Katayama, Takaichi cherche à rassurer les marchés obligataires, sensibles au risque budgétaire, tout en poursuivant ses plans de dépenses. Par ailleurs, le ministre des Affaires intérieures Yoshimasa Hayashi, un potentiel rival pour la direction du Parti libéral-démocrate (PLD), n'a pas été reconduit, ce qui redistribue les cartes au sein du parti. Pour les investisseurs et les partenaires étrangers, cette stabilité ministérielle signifie une continuité dans la politique économique et de change, en particulier après l'intervention conjointe États-Unis-Japon sur le yen en juillet.