Nouvelle-Zélande : la Chine est sa principale menace cyber persistante
Selon le rapport annuel du National Cyber Security Centre (NCSC) néo-zélandais publié le 24 septembre, la Chine est considérée comme la menace cyber d'État la plus persistante et capable pour la Nouvelle-Zélande. Sur 369 incidents cyber jugés potentiellement significatifs pour la sécurité nationale durant l'exercice se terminant en juin 2026, 86 sont suspectés d'être liés à des acteurs étatiques, notamment de Chine, Russie, Iran et Corée du Nord. Le NCSC alerte sur une recrudescence de l'espionnage cyber ciblant les gouvernements, la santé, l'éducation et les fournisseurs de services IT, y compris dans le Pacifique Sud, où la compétition géopolitique s'intensifie. Pékin rejette systématiquement ces accusations, mais ce rapport confirme une tendance régionale : les alliés occidentaux, après l'Australie et les États-Unis, durcissent leur ton face à la cybersurveillance chinoise. Pour la Nouvelle-Zélande, cela signifie un renforcement probable de ses cyberdéfenses et un réexamen de ses relations diplomatiques et commerciales avec la Chine, déjà sous tension sur d'autres sujets comme la sécurité maritime. Les entreprises et citoyens néo-zélandais, notamment ceux des secteurs critiques, sont en première ligne, avec un risque accru de pertes de données et de perturbations d'infrastructures.